| The Baby Grand Piano, by Alexander Nasarewsky |
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The photographer crosses the cultural and moral lines that we have been conditioned to believe with respect to the penis. |
copyright © karalla2004-2007 |
Photo by M.B.Acosta |
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| Ebony and ivory live together in perfect harmony |
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| Side by side on my piano keyboard, oh lord why don’t we? | |||
| The Baby Grand Piano is a photomontage of 88 penises (52 white and 36 black) photographed and digitally assembled to make a 60-inch piano keyboard. Karalla studied the construction of a piano, took some 20,000 photographs over a period of two years in Southern Italy and New York City, and built the 7 octaves of the instrument. |
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| In The Baby Grand Piano, Karalla explores a key taboo, the penis. Some societies tend to view the penis as ugly and something that should not be seen, touched or even discussed. The Baby Grand Piano encourages both participant and viewer to re-examine their relationship to this powerful subject. Women played an unprecedented role in banding together and bringing their men to Karalla, while the men themselves – as the faceless donors - were freed of identity and class. |
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| For the viewer The Baby Grand Piano is an invitation to investigate not only personal but also cultural attitudes towards the penis, such as the question of circumcision, and the differences between rural Italy and urban America. Beyond that the work presents the viewer with a glimpse of prohibited knowledge, a forbidden fruit as timeless as that on the Tree of Knowledge that stood before Adam and Eve. As such it encourages, dares even, the viewer to experience a moment of transgression in seeing a taboo image presented in a new context. As Karalla herself says, ‘As an artist, I am constantly exploring the barriers that Culture imposes. I ponder what would happen if these restrictions were to lose their hold upon us. The Baby Grand Piano is the result of this examination, through which I aim to create a community of transgression.’ |
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| Karalla works between the modern backdrop of New York City and the rural south of Basilicata, Italy. Between these two landscapes, the inhabitants participate in order for her projects to take on a life of their own. Heavily draped in the Catholic order, Italy intertwines with its opposite, the land of freedom, New York City; her projects bring the communities of people together. The participants that are involved are also challenged, questioning their beliefs, cultural upbringing and identity within their community. |
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| Cynthia Karalla has exhibited in United States, Canada, Italy, Switzerland, and Japan. Collections include MOMA, NY, Cooper-Hewitt Museum, NY, New York Public Library, Yokohama Museum, Japan, Daniel Katz, London, UK and Edward R. Down Jr., USA. |
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| The Baby Grand Piano - Translation by Nathalie Bru |
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| Pour les sept octaves d’un piano classique, comptez 88 touches (52 en ivoires et 36 en ébène), pour les sept octaves du Baby Grand Piano comptez 88 pénis (52 blancs et 36 noirs). Il aura fallu deux ans à l’artiste New Yorkaise Cynthia Karalla pour parvenir à mettre en musique l’oeuvre qu’elle présente aujourd’hui. | |
Montage photographique
composé d’une sélection de 88 images de pénis au repos, sélectionnés parmi plus de
20 000 clichés réalisés lors de prises de vues en Italie et à New York, le Baby
Grand Piano propose d’apporter de l’harmonie à la représentation personnelle et
culturelle que nous nous faisons du sexe masculin.
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La mise en musique de Cynthia
Karalla nous aide à accorder réalité et fantasmes tout en nous confrontant aux
méandres d’un tabou tenace de nos sociétés pourtant supposées libérées : le
pénis. Parfois considéré laid, sommé de rester discret, de ne pas se montrer, de ne
pas se laisser trop facilement toucher, le pénis n’anime que rarement les conversations
de salon. Le Baby Grand Piano nous convie donc aujourd’hui à réévaluer notre
rapport à cette partie, cachée mais omniprésente, de l’anatomie masculine.
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Dès l’amont des prises de
vues, l’entreprise était déjà à l’oeuvre pour les 88 modèles ayant prêté leur
concours et pour tous ceux qui ont préféré décliner l’offre de l’artiste.
Intéressant, surtout, de noter que les femmes, tant en Italie qu’aux Etats-Unis se sont
révélées des alliées de choix. Sans le concours de nombreuses épouses, fiancées,
petites amies ou simples amies, de nombreuses prises de vues n’auraient pu aboutir. |
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Le Baby Grand Piano
nous demande d’affronter nos dispositions non seulement personnelles mais aussi
culturelles vis à vis du pénis. Exempts d’identité et de classe sociale, les 88
éléments qui composent ce piano ne se différencient que par leur aspect objectif et
leur réalité primitive ou altérée par l’intervention sur la chair (circoncision,
piercing). Américains citadins, ruraux du Sud de l’Italie…la composition défie celui
qui la regarde de trouver l’origine de chaque pièce qui la compose.
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Au-delà encore, le travail de l’artiste lève un coin du rideau qui nous maintient à distance de la véritable connaissance du fruit défendu. Il défie celui qui passe de faire l’expérience d’un moment unique de transgression : une image tabou présentée dans un contexte tout à fait neuf. |
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Depuis plusieurs années,
Cynthia Karalla partage son temps entre le décor hyper-urbain de New York et la
ruralité brute de Basilicata, en Italie du Sud. Dans un endroit comme dans l’autre, l’artiste
fait en sorte de toujours mettre les habitants à contribution afin de permettre à ses
projets de prendre vie et relief au-delà de la démarche artistique qui les a initiés.
Dans son travail, la très catholique Italie fait corps avec son contraire, New York la
ville des excès ; ses réalisations tissent des liens entre les deux communautés et
invitent chacun des participants à réexaminer son système de valeurs, son éducation et
son unicité dans le tout.
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Cynthia Karalla Elle a
exposé aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, en Suisse et au Japon. Son travail figure
notamment dans les collections du MOMA (Musée d’art moderne de New York), du
Cooper-Hewitt Museum (New York), de la New York Public Library, du Yokohama Museum
(Japon), de Daniel Katz (Londres) et Edward R. Down Jr. (Etats-Unis).
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